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La justice et le droit ont de tous temps été à la base des combats menés par les hommes pour la dignité et l’équité, des idéaux restés longtemps inaccessibles. Cette lutte incessante a été couronnée par l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée le 10 décembre 1948. Un texte fondateur dans le long combat en faveur des droits humains et qui est, depuis plus de 60 ans, à la base des luttes menées à travers le monde pour l’instauration et le respect des droits de l’homme les plus fondamentaux.
C’est la profonde foi en la dignité de la personne humaine qui constitue le substrat de la Déclaration, et c’est au nom de cette dignité imprescriptible que la même Déclaration tire sa force et sa légitimité. Encore aujourd’hui, la Journée des droits de l'homme est célébrée le 10 décembre de chaque année, afin de commémorer et de garder en mémoire la date de son adoption en 1948 par les 58 Etats membres qui constituaient alors l’Assemblée générale de l’ONU. Pour bien souligner la vulnérabilité des droits humains et des libertés fondamentales dont la conquête ne peut être considérée comme un acquis définitif, la Déclaration a insisté pour que ces droits et libertés soient protégés et consignés dans la loi de chaque pays.
Ainsi, la Déclaration souligne le droit de tout individu à la vie, à la liberté et à la sécurité. De même qu’elle bannit toute forme de torture, ainsi que les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Devant la loi, tous les individus sont égaux et nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. De même que toute personne a le droit de circuler, de penser et de s’exprimer librement. En outre, toute personne est fondée à obtenir la satisfaction de ses droits économiques, sociaux et culturels...
Autant de droits et de libertés fondamentales énoncés dans la Déclaration universelle depuis plus d’un demi-siècle, mais dont la concrétisation tangible reste néanmoins très disparate selon les continents, les pays, et parfois même selon les régions d’un même pays.
Les violations des droits fondamentaux, individuels et collectifs, enregistrées un peu partout dans le monde depuis l’adoption de la Déclaration, renseignent sur les graves insuffisances en matière de respect des droits humains et sur la faiblesse des moyens de prévention contre les abus de toutes sortes. Ces violations reflètent aussi le degré de précarité des acquis réalisés. Les génocides qui se sont produits au 20 siècle seulement, l’extermination de populations entières lors de guerres ou de conflits ethniques en Europe, en Afrique et ailleurs, la répression d’opposants politiques ou de populations d’ethnies différentes sont autant de témoignages de cette fragilité persistante des acquis.
A toutes ces tragédies humaines s’ajoutent d’autres drames, économiques et sociaux ceux-là, qui touchent une partie considérable de l’humanité. La mondialisation accélérée a exacerbé davantage les clivages économiques et sociaux, à tel point que même dans les pays industrialisés, une partie de la population commence à être touchée par les effets des crises récurrentes d’un système économique et financier globalisé.
Face à tous ces défis, la communauté internationale à travers l’ONU et ses différents organismes spécialisés, mais aussi les nombreuses ONG à travers le monde ainsi que les associations et les membres actifs de la société civile continuent de lutter, chacun à son niveau, pour le triomphe de cet idéal humain.
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